Conférence M2M – 12 fév.

Le roman au 17e siècle – L’Astrée et La Princesse de Clèves

Camille Esmein-Sarrazin
Maître de conférence à l’université d’Orléans
Mardi 12 février, à 17h00 en salle 600

Camille Esmein-Sarrazin est spécialiste de la littérature d’ancien régime, et plus spécialement du roman du XVIIe siècle. Elle est l’auteur d’une thèse sur la poétique du roman, qui étudie les premiers textes théoriques écrits à propos du roman à la fin du XVIe siècle et tout au long du XVIIe siècle (en particulier ceux de Scudéry, Huet et Du Plaisir), et qui a permis de montrer, en s’appuyant sur ces textes, que le roman accède alors au statut de genre littéraire.

Elle s’est ensuite tournée vers l’étude et l’édition de différents romans. Elle a édité dans la Bibliothèque de la Pléiade» les Œuvres complètes de Mme de Lafayette (2014). Elle participe également depuis 2005 à l’édition collective de L’Astrée d’Honoré d’Urfé.

L’Astrée est le premier roman en ordre et le premier en mérite, propre à être lu même par les savants, disait Chapelain. Sous son allure policée, l’œuvre d’Honoré d’Urfé élabore un art de captiver l’imagination : une manière habile de tisser les histoires, mais aussi ces nombreuses invraisemblances en forme de coïncidences remarquables, de scènes de reconnaissance, de coups de théâtre qu’elle reprend au roman grec par l’intermédiaire de la littérature européenne qui se constitue à la fin de la Renaissance. Si L’Astrée est bien, comme le postule Gérard Genette, un roman qui est tous les romans ou un roman mêlant en lui toutes les formes narratives en usage dans la littérature de l’Antiquité à la Renaissance, l’œuvre n’en apparaît pas moins au lecteur comme une totalité bien organisée possédant sa physionomie particulière.

Pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés