M2M – 27 février

Du Mur invisible de Marlen Haushofer à l’art écoféministe

Corinne Szabo
Professeur d’Histoire des Arts en classes préparatoires

Mardi 27 février – 17h00
Salle Paul Morin

Paru en 1963, Le Mur invisible de Marlen Haushofer constitue une fable écologiste et féministe avant l’heure. Il anticipe, en effet, les valeurs et l’engagement de l’écoféminisme, terme inventé en 1972 par Françoise d’Eaubonne à partir de la contraction des mots « écologie » et « féminisme » : face à la menace d’une destruction du monde, les femmes artistes proposent de nouvelles formes et de nouveaux récits et cherchent avant tout à redéfinir la relation sensible et responsable que l’humanité entretient avec le vivant.
À partir d’une analyse du roman, le but de cette conférence est de montrer comment l’art écoféministe développe, depuis les années 1970, une réflexion à la fois esthétique et éthique autour de notions clés : l’interdépendance du vivant, le care (le soin) et la réparation, l’action collective et une spiritualité en résonance avec la nature.

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