Traversée de la Grèce – HKAL 2026


Chants 1 et 2

Après avoir vu Ulysse à travers le hublot de l’avion, les hypokhagneux ont posé le pied sur le sol grec.

On a eu la chance d’admirer un coucher de soleil pittoresque au pied de notre hôtel avant d’aller prendre un bon repas.

Vendredi, nous sommes partis en bus vers Athènes avec des élèves endormis (déjeuner à 6h45…) et nous avons découvert le musée de l’Acropole, tout en déplorant au cours d’exposés les manques dus aux pillages du fameux Lord Elgin…

La pita de Bairaktaris nous a permis d’affronter les innombrables marches en direction de l’Acropole… Pour la première fois, les littéraires ont pu admirer de leurs propres yeux le Parthénon, le temple d’Athéna Niké et l’Érechthéion. Après que les hypokhagneux eurent brisé leur tirelire pour acheter des souvenirs, nous sommes rentrés en musique à Loutraki !

Clara Rouleau HKAL2


Chant 3 – Mycènes / Nauplie / Epidaure 

Si le premier jour de visite permit d’attiser chez chacun et chacune d’entre nous un profond sentiment de haine envers le pilleur anglais Lord Elgin, le deuxième fut marqué par un second homme célèbre, l’archéologue Heinrich Schliemann, puisque la matinée fut consacrée à l’exploration d’un site qui fut le principal objet d’étude de cette figure controversée : Mycènes. Ravi•es de voir de nos propres yeux des monuments déjà rencontrés en cours d’Histoire par un bon nombre d’entre nous (la porte des lionnes, les cercles mortuaires A et B ou encore le trésor d’Atrée) nous eûmes la chance inestimable de croiser la route de l’esprit d’un ancien « wanaka » (roi mycénien) réincarné en la personne d’un magnifique chat roux qui désigna plusieurs chanceux (Léo, Lili, Julia) comme protecteurs de la cité, en leur accordant de grande marques d’affection (dont 6 à 7 infections et quelques virus, selon les experts). 

Après un copieux repas à Nauplie, et une rapide exploration de la ville sous une légère bruine (probablement un petit clin d’œil de Zeus, qui nous avait déjà épargné la pluie prévue le samedi à l’Acropole), nous nous sommes finalement dirigés vers Epidaure, dont nous avons pu admirer l’immense théâtre en ayant le plaisir d’y déclamer quelques vers de tragédie (avant d’être malheureusement interrompus, nos actrices ayant attiré sur nous, par leur talent, les foudres d’un ministère jaloux qui y interdisait les représentations non autorisés.) 

Heureusement notre désolations trouva un réconfort dans la visite du sanctuaire consacré au dieu guérisseur Asclépios, qui ne put malheureusement guérir notre bien-aimé professeur de lettres classiques de sa calvitie, mais nous offrit un nouveau sourire et nous permit de rentrer sereins à notre hôtel de Loutraki.

Julia Cameirao


Chant 4 – Delphes

Delphes se trouvant à plus de trois heures de route de notre hôtel (sans compter la pause réglementaire d’une demi-heure à mi-chemin), nous avons salué à travers les vitres du bus l’aurore aux doigts de rose qui avait réveillé Ulysse pendant tant de jours et qui nous voyait aujourd’hui, à peine sortis du sommeil et assommés par les goûts musicaux très douteux de M. Poulon, en train de nous diriger vers un site mythique.

Visiblement soucieux de faire remonter le PIB de la Grèce, nos chers professeurs ont eu la bonne idée de nous faire nous arrêter sur une aire d’autoroute ne proposant de café qu’au prix de la (très peu) modeste somme de 3€80. Outrés mais résignés à voir notre faiblesse se faire exploiter sous l’œil de ceux que nous admirions tant, nous avons donc vidé notre porte-monnaie avant de reprendre la route.

Arrivés à Delphes, nous fîmes lentement l’ascension de la montagne, malheureusement sans être choisis pour recevoir un oracle grandiose, mais gratifiés néanmoins par une vue magnifique. Après un déjeuner rapide, c’est au Musée de Delphes que nous nous sommes retrouvés, où nous avons pu contempler avec émerveillement le fameux Omphalos, la statue de l’aurige ainsi qu’une magnifique sculpture d’Antinous, l’amant du célèbre Hadrien sur les traces duquel nous avions arpenté l’Acropole athénienne et l’Agora en particulier. 

Enfin, ce fut l’heure de rentrer, où un second passage sur l’aire d’autoroute mentionnée précédemment acheva de nous ruiner avant de nous laisser, telle une Calypso magnanime, regagner notre hôtel.

Julia Cameirao

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