La rue est à nous, que la joie vienne !
Mais oui, mais oui, l’école est finie !
Exposition du 20 juin au 20 septembre 2026
Vitrine des Essais – Lycée Montaigne
Visible nuit et jour

Ceci n’est pas un débarras !
La Vitrine des Essais a été investie par les étudiants d’hypokhâgne d’histoire des arts. Conçue comme une expression désaccordée ou un chaos organisé, elle met en scène le départ des élèves de l’établissement. Le lycée n’est pas pour autant complètement vide : il en subsiste un semblant de vie. Un Panthéon de marbre et de vestiges y côtoie de poussiéreux ordinateurs : Montaigne y croise Brutus ; Homère, Voltaire…au milieu de livres, de tables, de chaises, d’imprimantes essoufflées et de câbles emmêlés, les encyclopédies, sagement agencées, narguent les copies oubliées. Même sans ses élèves, l’école reste là, hantée par ses figures de proue et son matériel scolaire. La rue est à nous, que la joie vienne. Mais oui, mais oui, l’école est finie, chantait Sheila en 1963.

Si tous les savoirs et toutes les disciplines s’y confondent, cette exposition peut, sans nul doute, se lire comme une vanité. Représentation de la fragilité de la vie humaine, de la vacuité des passions et des possessions (Vanitas vanitatum, et omnia vanitas), elle rappelle le caractère éphémère de l’existence ainsi que la fragilité du savoir humain.
« et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau-lyre joue
et l’enfant chante. »
– Pages d’écriture, J. Prévert


Lisa, Jeanne, Maud, Louise, Lucas, Léo, Elliot, Lucie, Léo, Albane, Louise, Edena, Guillaume, Lisa-Rose, Corinne
